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Compte-rendu Marathon de Paris : plus c’est long plus c’est bon ?

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Explore the UNEXPECTED and Do EPIC SHIT. Voici mon mindset sur ce marathon. Une plongée dans l’inconnue de la distance reine du running que l’on ne doit pas banaliser. Retour sur cet incroyable Marathon de Paris 2017 !

Mon tout premier marathon (enfin… ou pas). J’ai couru plusieurs 10k et Semi depuis mon entrée dans la course à pieds en 2012. 5ans plus tard je me suis enfin lancé. Si je m’en sentais près au moment de l’inscription ? Non… A vrai dire je crois ne pas avoir réalisé que j’allais courir ce marathon avant d’avoir retiré le dossard deux jours plus tôt. Peut-être parce que je n’ai pas suivi une véritable prépa planifiée comme tout le monde ? Mon sentiment est plutôt que j’ai toujours une petite partie de moi tournée vers le TRI (les entraînements qui vont avec), qu’il y a eu les CrossFit Open ainsi que la Ragnar Relay Race pour m’occuper. Une chose est sûre,  j’avais peur de cette distance. Aujourd’hui je la respecte d’autant plus car courir 42.195km est un putain de truc !

Terminé le blabla, je vous raconte mon week-end Schneider Electric Marathon de Paris maintenant tout de suite.

UNEXPECTED EVERYTHING

Fin de prépa loin d’être idéale pour moi avec une petite blessure à la cheville la veille de la Ragnar Race soit un peu plus de 2 semaines avant le marathon. Un petit problème qui a déclenché une forte gène au niveau du psoas et une douleur à l’intérieur de la cheville. Heureusement que l’ostéo a pu me soulagé un peu mais sur les 2 dernières semaines avant le jour j je n’ai pu courir qu’une fois 7km… J’avais surtout un niveau de confiance proche de zéro en me disant même que je risquais l’abandon.

C’est dans ce super état d’esprit que j’ai tenté une première fois d’aller retirer mon dossard. Sauf que voila sur mon certificat médical mon médecin avait oublié la mention « en compétition ». Du coup refus du certificat…. Ce même certificat qui avait été accepté un mois plus tôt sur le Semi de Paris. Heureusement photoshop is our friend :). Au passage il n’y a quasiment qu’en France ou l’on nous fait autant chier pour les certificats. Comme si les français n’allaient pas suffisamment chez le médecin pour rien…

Parenthèse refermée. Je me suis pointé le vendredi avec le bon certif et j’ai tout retiré très rapidement. Petit tour chez Asics pour retirer le très pratique bracelet Race Pace. Je récupère mes ravitos Clif Bar que j’ai pu tester tout au long des entraînements. Des barres et surtout des « Blocks » que j’utilise aussi sur triathlon (j’en avais déjà à Aix et Miami).

Etape incontournable : la préparation de la tenue de course la veille et la photo qui va avec. On ne change pas une équipe qui gagne. Reebok FloatRide (oui des Reebok pour le running) avec lesquelles j’ai couru toutes mes sorties longues sur février et mars. Idem pour mon short 2-in-1 Skins que j’adore. Pour le reste c’est du classique.

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RACE DAY

D-Day ! On y est. Réveil qui pique à 5h30 pour prendre le petit dej sacré. Des oeufs au plat et du pain au menu. Je me suis même enfilé une viennoiserie lol (ben quoi on m’a dit faut faire comme dab). Crème Nok en veux-tu en voilà, pause caca et c’est déjà l’heure de décoller car mon départ était à 8h35 dans le SAS 3h30. J’ai sacrifié une petite couverture pour me tenir au chaud jusque dans le sas. Effet pas vraiment PFW mais stratégie payante puisque je n’ai pas eu froid. Avant d’entrée dans le sas c’est pause pipi obligatoire pour éviter de s’arrêter en chemin (hum pas si sûr).

Arrivée dans le SAS je commence enfin à réaliser que je vais devoir courir un peu plus que d’habitude. Et avec un peu plus de monde autour aussi, environ 50000 quoi. Les premiers départs sont lancés, le beau temps est comme prévu au rdv. Je flippe de ouf à cause de ma cheville et de mon psoas en espérant que ça tienne bon. L’heure approche. Je reçois les derniers petits textos d’encouragements de Anne et le SAS 3h30 est off !

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RACE TIME

Let’s Run Paris !

Départ assez rapide sur les Champs Elysées en léger faux plat descendant. J’essaye de ne pas m’emballer dès le début alors que les jambes sont plus fraîches que jamais. Mon allure cible est 5:00/km mais je passe quand même les 12k en 4:50/km ce qui me vaut une petite remontrance de Anne par texto mdr. Pendant ce temps le psoas tient mais la cheville me titille. Je commence à avoir peur mais ça reste à l’état de gène et non de douleur.

Encore dans le Unexpected, j’ai rapidement envie de faire pipi. Cela ne m’ait jamais arrivé en course (juste sur le TRI Paris 2016). On est encore dans le bois de Vincennes et l’envie se fait de plus en plus pressante. Je me fait à l’idée de décharger tout ça pour ne pas être gêné par la suite. De mémoire c’était autour du 17km. Du coup quasi toute l’avance accumulée est perdue…. En vrai je m’en remets car il reste encore les 2/3 de course à faire.

Je me calle sur ces 5:00/km alors que ma cheville devient douloureuse. Jusqu’au 25km tout va bien, je suis dans le chrono puis les jambes commencent déjà à devenir un peu lourdes. Je me motive en me disant que « ce marathon est un pas de plus vers le full Ironman ». Je suis tout de suite moins régulier avec ces mini tunnels (et un énorme) qui s’enchaînent. Déjà 2h32 de course au passage du 30km et une chaleur qui commence à se faire ressentir. 2min de retard sur le prévisionnel mais j’ai battu mon record de distance donc je me fais à l’idée que je serais plutôt sur 3h40. Je prends alors un max d’énergie des supporters et mêmes d’autres runners pour garder le rythme.

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30-35km marque une vraie baisse de régime. Une baisse liée à la chaleur, des jambes de plus en plus lourdes et un manque d’eau. Je récupère une bouteille au ravito du Trocadéro mais elle m’échappe un peu plus loin. J’ai passé environ 4km à avoir très soif. J’en suis même arrivé à me laisser tenté par la boisson Isostar rose que j’ai trouvé vraiment degeulasse… J’ai du coup bien profité du ravito suivant en prenant mon temps. Malgré cela j’ai ressenti le besoin de m’étirer un peu les mollets à l’entrée du bois de Boulogne.

Je me requinque un peu alors que l’on arrive au 37km. C’est dur mais je me motive en me disant qu’il reste que 5km (ce n’est finalement pas grand chose) et que Anne m’attend à l’arrivée pour me passer la médaille autour du cou. Mis à part un arrêt ravito au 39km, je boucle les 37-38 et 40km en 5:25/km de moyenne dont je me contente grandement. Cela devient long et dur pour mes cuisseaux. Heureusement que quelques têtes connues sont là pour m’encourager.

Reste moins de 3km. Je réalise qu’il va falloir sprinter si je veux rentrer dan l’objectif. Oui sauf qu’après 3h30 de run c’était pas trop possible :/ Impossible de remettre un petit cou de collier. Je termine au mental avec une première délivrance en apercevant la ligne d’arrivée.

Hell Yeah! Je boucle mon 1er Marathon à Paris en 3:43:22 ! Le sentiment de soulagement prédomine ainsi que la joie d’en être allé au bout. J’ai surtout très chaud. Tellement chaud que j’ai soulé bon nombre de bénévoles pour qu’un d’entre eux me file une bouteille d’eau en scred en plus de mon t-shirt finisher. Vite (ou pas) direction les médailles pour voir Anne 🙂 Je retrouve ma motivation favorite que j’enlace généreusement et surtout très fatigué. A voir en vidéo dans son VLOG marathon de Paris.

Le reste c’est que du bonheur. Je réalise que je l’ai fait. Ce foutu marathon et ses 42.195km courus de bout en bout tout seul sous une forte chaleur et après une fin de prépa peu évidente. Encore bravo à tous les finishers du Paris Marathon 2017. Immense respect aux gagnants, ce couple de Kenya, mais aussi et surtout aux moins rapides qui démontrent une force mentale incroyable. Mon conseil pour vous : bougez vous le cul à l’entraînement pour que ce soit moins long le jour j. Encore merci à tous les personnes m’ayant encouragé sur le parcours et tous les autres pour les messages d’encouragements sur les réseaux. La comme ça j’ai du mal à me projeter sur un nouveau marathon mais en revanche je pense de plus en plus à l’Ironman pour 2018.

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Enfin voici le nom des 3 gagnants du challenge spécial marathon #FFParisMarathonPR récompensant les personnes ayant établi un nouveau PR sur la distance :

N’hésitez pas à partager vos impressions de finishers, de supporters ou de futurs marathoniens.

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Matthieu
Student in MKT/Com/SocialMedia/MGMT & Sport/Tech. Founder of www.frenchfuel.fr. Co-Founder of @HashtagKiwi

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