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2019 : un début de saison sur route… mitigé

Matthieu727 views
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Si les 3 premiers mois de 2019 ont surtout étaient programmées pour l’entraînement, 2 courses sur route étaient au menu. En effet j’apprécie bien cette avant saison triathlon pour faire un focus un peu plus sur le running, mon point faible. Retour sur le 10km des Pyramides et le Semi de Montpellier.

2018 fût une année quasi parfaite au niveau des perf comme au niveau physique avec aucune blessure à signaler. Le seul bobo est arrivé mi-décembre après le Ironman 70.3 Bahrain. Blessure qui m’a donc malheureusement embêté en ce début 2019.

10k Les Pyramides

Premier rdv fixé à la Grande-Motte le Samedi 2 Mars. Un 10k pour sortir de ma zone de confort et bosser la vitesse. Au passage le 10k est, je trouve, la distance la plus paradoxale. D’un côté c’est la plus abordable lorsque l’on débute. J’ai moi-même couru ma première course officielle sur un 10k. Et de l’autre côté je trouve que c’est la distance la plus difficile lorsque l’on veut réellement performer et tester ses limites. Ou alors c’est juste que ce n’est pas fait pour moi ^^ Peut-être la raison pour laquelle je n’en avait pas couru depuis le 10km Paris Centre 2016 !
En tout cas j’y ai pris part malgré beaucoup d’incertitudes :

  • Reprise du run 1mois et demi avant, 1mois avant pour de vraies séances
  • L’osthéo qui me remonte tel un meuble IKEA moins de 48h avant la course
  • Une horaire peu habituelle : samedi 15h30
  • La bonne idée de rouler 2h le matin de la course
  • Beaucoup de vent le jour j
  • Un parcours pas spécialement propice au RP

Aucune excuse à trouver, ce jour la je n’avais pas vraiment des jambes de feu et suis certainement parti trop vite : 3:39/km ^^ porté par l’adrenaline. Je me suis remis rapidement à mon allure cible. L’objectif étant de courir en sub40.

Mais les sensations ne sont pas là, j’ai l’impression d’être proche de l’explosion… Soit je force et je pète peut-être à 7km face au vent) soit je temporise un peu avant de relancer la machine. Je choisis la deuxième option. Dans ma tête je passe en mode séance d’entrainement : 4km race pace / 2k plus relaché / 4km race pace. Je passe donc les km5 et 6 en 4:26/km. Cela me permet de passer la ligne droite face au vent avant le demi-tour pour repartir à l’assault. Je n’arrive pas à courir sur une allure de moins de 4 au kilo. Je termine les 3 derniers km en 4:05/km.

Ouf je me sors finalement pas si mal de cette galère avec tout de même un RP à la clé : 41:14 officiel. 35 secondes de mieux qu’en 2016 c’est bien en soit et vue la prépa délicate mais c’est vrai que j’espérais mieux. On repassera pour le Sub40 mais peut-être pas de si tôt lol. 117/955 total.

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Semi-Marathon de Montpellier

Surement l’objectif prioritaire par rapport au 10k. Tout simplement car c’est une distance que j’apprécie beaucoup plus et qu’elle me permet de me jauger pour ensuite progresser sur Half Ironman.

Mais tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu ^^ La fin de prépa à La Réunion n’a pas vraiment été propice à un entrainement de qualité. Seulement 3 runs en 10 jours dont une vraie séance sur tapis.
Puis le jeudi avant la course je me bloque au  niveau de la hanche : tension dans le psoas, lombaires et jusque dans le mollet côté droit… Surement la faute aux vieilles semelles. Heureusement les nouvelles sont arrivées cette semaine pour régler tout ça. En attendant ça m’a bien embêté et impossible de me débloquer avant le samedi matin, la veille de la course donc :/ Si le psoas et les lombaires sont relâchés, ce n’est pas le cas du mollet qui reste enflammé et provoque une petite gêne. Néanmoins ça se passe bien sur le mini Shake Out run du samedi matin avec i-Run.

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Jour J, après m’être couché en massant puis glaçant le mollet, j’ai encore la gêne. Je décide d’enfiler mes manchons Compressport. Je fais un bon warmup de plus de 3km dont une bonne partie avec la triathlète Manon Genêt. Rien a signaler à 5:00/km. Direction le SAS de départ, j’encourage Paul Mathou et les potos.

Feu ! Dès les toutes premières foulées je sens que ça cloche. C’est assez flippant si tôt ! Je m’élance tout de même comme prévu, 4:00/km et je me sens plutôt bien à cette allure malgré le mollet. Mais après à peine 1km la pointe se fait plus persistente… j’essaye de ne pas y penser puis 500m plus tard la douleur est trop intense. Je me dis bordel je suis même pas encore vers chez moi LOL. Je mets quand même le cligno au bout de 1.78km car je sais que ça va dégénérer. Le risque est bien trop grand. Je pense avant tout au Ironman 70.3 Sables d’Olonne qui se profile.

Je suis à la fois dégoûté et soulagé. Dégoûté car ça ne fait jamais plaisir d’abandonner et que j’avais mon PR dans le viseur. Soulagé car la douleur est trop présente et je suis persuadé d’avoir pris la bonne décision.

C’est une expérience de plus pour m’aider à encore mieux écouter mon corps. L’erreur de base a été d’attendre trop longtemps pour m’occuper de changer mes semelles (3ans…).

Je suis content d’avoir vu les potos faire de belles courses sur le Semi comme le Marathon. J’ai vu passer les fusées Paul Mathou en Sub1h12 4ème et Manon Genêt en 1h22 1ère ! Comme quoi les traileurs et triathlète savent aussi courir vite !

Désormais c’est full focus SWIM-BIKE-RUN !

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Matthieu
Student in MKT/Com/SocialMedia/MGMT & Sport/Tech. Founder of www.frenchfuel.fr. Co-Founder of @HashtagKiwi

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